29 juillet 2009
l'Après-vacances
Il me reste encore une bouteille toute neuve de crème solaire.
Mes enfants se sont ouverts les pieds sur les rochers de la plage.
Il y avait que deux familles sur la plage, alors quand j'ai commencé à draguer l'autre homme, sa femme a tout de suite compris.
J'ai ratrapé toutes mes heures de sommeil en retard.
J'ai lu trois livres, tous en anglais--je suis dans ma période anglaise, va savoir pourquoi.
Je n'ai pas compté le nombre de bières bues.
Je me suis fait courser par de nombreux chiens, c'est fou combien il y a de chiens errants en Bretagne.
J'ai un semblant de bronzage de coureur.
Coureur oui: j'ai repris la course à pieds, cinq entraînements par semaine, des séances et tout et tout.
Prochaine course 10 km le 20 septembre, ben oui, faut faire quelque chose de ses dimanches.
(et oui! l'année prochaine c'est moi qui organise: Brasil here we come !)
03 juillet 2009
C'est les vacances!
Je crois bien que ce n'est pas la première fois que j'utilise ce titre. Je crois même qu'on dit "ce sont les vacances" mais je n'en suis pas vraiment sûre. Et tant pis, je ne change plus, car je dois charger la voiture, et oui, je suis déjà pas en avance, je vois. Voilà deux semaines en vacances et une troisième à ne rien faire chez moi.
Avec mon mari on n'est jamais d'accord pour la destination des
vacances. Moi j'aime bien partir là où il y a de l'eau (océan, mer ou
lac m'est indifférent) et où je serai sûre d'avoir beau temps. Pas en
Hollande alors. Mon mari veut qu'une chose: aller en Bretagne. Alors
que je n'ai rien contre la Bretagne, je dois quand-même dire que c'est
ennyeux de partir tout le temps au même endroit. Même si ce serait Acapulco. Et en Bretagne on
n'est pas toujours sûr d'avoir beau temps, il faut dire ce qui est.
Je me souviens des vacances avec mon mari, et août 2004, on était
partis à l'Ile Tudy et on a eu deux semaines de pluie et de froid. Et
encore l'été 2006, ma fille avait quinze mois, on était sur la plage en
anoraks d'hiver... Et maintenant il y a un deuxième enfant, et
ils sont suffisamment grands tous les deux pour se disputer violemment
dans le mobil home pendant un des nombreux jours où on ne pourrait pas
sortir.
Alors ce différent, on l'a solutionné. Une année sur deux c'est moi qui organise les vacances, l'autre année, c'est lui. Les années paires c'est moi (ah là là comme on était bien à Biscarosse l'année passée!) alors cet année c'est mon mari, et oui, encore la Bretagne. Et comme il n'a "pas eu le temps" d'organiser quoi que ce soit, il a attendu jusqu'à la semaine passée, pour finalement me supplier de réserver quelque chose à sa place! J'ai pensé très fort à réserver quelque chose au chaud, en méditerranée par exemple, ou dans les Alpes au bord du lac de Serre Ponçon, mais bon, allez, j'ai été gentille...
Mais qui réserve un mobil home huit jours avant de partir en vacances, a peu de chance de trouver quelque chose de bonmarché: de ce fait on a le plus gros mobil home du camping! Ce qui n'est pas de refus, on ne se marchera pas dessus, pendant les après-midis de pluie...
P.s. je suis désolée s'il y a encore des fautes d'orthographe dans ce texte, je suis vraiment un peu à la bourre hein!
30 juin 2009
Les travaux: c'est FINI !
Les travaux sont terminés. Enfin, après trois semaines de galère, au lieu des deux prévues. On loge dans une petite annexe à notre maison, un peu à l'étroit, mais ça va pas trop mal. J'ai réussi à ranger ailleurs tout ce qu'y était stocké, j'ai chassé les araignées, j'ai posé du lino sur le sol en beton, c'est plus agréable pour mon garçon qui joue encore assez souvent par terre. J'ai acheté des tringles, j'ai cousu des rideaux pour les fenêtres et la porte vitrée qui n'a pas de volet. Car mes enfants vont y dormir la sieste. Et pendant ces siestes je me trouve dehors. Dans la cour, où je bouquine ou je fais mon repassage. Les premiers quatre jours il y a le marteau piqueur. C'est dur, très dur. Ça tape sur le système même. Et je vais jusq'au fond du jardin, où c'est un peu plus supportable. La deuxième semaine il pleut du matin au soir. J'ai froid dans la cour. Et, je ne vois pas comment, mon garçon dort tranquillement le matin. L'après-midi il a un peu plus de mal, car sa soeur dort dans la même pièce, et ils font plus les fous que dormir.
A la fin de la première semaine les galères commençent. Ils coulent une dalle, sur la partie la plus ancienne, où il y avait du sable sous les tommettes. Et un ragréage dans la partie plus récente. Mon mari mesure: le lave vaiselle risque de ne plus passer sous le plan de travail dans la cuisine. Et à d'autres endroits la dalle n'est pas vraiment plane. Le patron des travaux retorque "que c'est lui le professionnel" et je le vois le lundi d'après arriver avec une ponçeuse pour beton. Bien sûr cela n'arrange pas les choses, et ses jeunes ouvriers, même assez doués pour la pose, ne peuvent récuperer avec la colle, là où la dalle n'était pas plane. Un voisin qui a justement travaillé dans la planéité des sols, possede un laser et vient mésurer.
Au milieu de la salle il y a une bosse qui engendre un dénivellé de
15mm. Ce qui nous a permis de négocier une belle ristourne. Mon mari
propose de faire le revêtement des murs avec cet argent cet été. Mais
moi, je dis NON ! Reposons-nous ! C'est bientôt les vacances. Très bientôt même.
Sinon, c'est un très beau carrelage. Et l'ensemble est très joli. Carrelage de qualité, pose en diagonale et en quinconce, à l'ancienne. Et la bosse ne se voit pas vraiment. Surtout maintenant qu'on a remis les meubles. Il va juste falloir nettoyer encore les restes du joint sur les carreaux. Mais on m'a dit que l'éponge grattante abîme les carrelages (souvenez-vous que je suis maniaque!). ("malheureuse, ne touche pas tes carrelages avec ça!") Alors je lave les carrelages souvent, très souvent. Car à la longue les traces devraient disparaître toutes seules. Et je suis bien contente, car c'est fini.
18 juin 2009
Le concours du bikini
Aujourd'hui je participe à un concours. Un concours de Pierre-Jean, rien que pour les filles. Le règlement est là, en gros il faut raconter une histoire de maillot de bain. Comme je n'ai aucune espoir de gagner et donc d'être publié chez soblacktie, je la publie sur mon blog, au moins je ne l'ai pas écrite pour rien.
Août 2001. J'habite pour quelques mois à Fortaleza, au Brésil. Je
viens de me disputer avec un copain qui, comme brésilien propre, me
laisse immédiatement seule, et disparaît dans la foule du centre ville.
Contrarié je fonce vers le marché couvert, où j'ai une copine qui tient
un stand de vêtements. Je n'ai pas envie de rentrer tout de suite chez
senhora Jovina, où j'habite. Car je connais leurs après-midis: ils sont
tous
assis en demi-cercle devant la télé qui envoit éternellement des séries
brésiliennes. La télé est allumée à sept heures du matin, et éteint
vers dix heures et demi, onze heures du soir.
Je traverse la route qui borde le marché sans trop regarder et je manque de me faire tuer par un des nombreux moto-taxis, qui s'arrête de justesse contre ma jambe. Derrière son casque le chauffeur me dit quelque chose que je n'entends pas, et il me contourne pour poursuivre sa route. Je tremble de partout.
Je traverse le marché. Il y a une partie non-couverte, où il y a aussi des tables sur lesquelles on peut jouer aux échecs. Et il y a la partie couverte. Fortaleza étant une ville d'industrie de textile, on y vend beaucoup de vêtements. Des vêtements d'été, bien entendu, Fortaleza se trouvant qu'à, je crois, 300km de l'équateur. Je dois dire que les vêtements ne coûtent pas cher du tout et que je suis partie au Brésil sans emporter beaucoup de chez moi: je porte des vêtements achetés sur le marché local. Car la mode d'été et de la plage est très développée à Fortaleza, et comme c'est très différent de ce qu'on peut trouver en Europe, j'aime beaucoup.
Avant d'aller voir ma copine je fais un tour sur le marché. J'achète un haut, dos nu, avec un superbe ananas très brillant devant. Un vêtement que je ne trouverai jamais en France. Et je passe devant un stand avec des maillots. Il y en a des centaines. La présentation du stand est en contradiction avec les très beaux bikinis en tissu de qualité, des modèles qu'on trouverait en Europe chez Princesse Tam Tam, Rip Curl ou Oxbow par exemple, pour cinquante, soixante euros. A Fortaleza ils sont à quelques reais, c'est à dire à un ou deux euros. Et la présentation, comment dire, il n'y en a pas. Les maillots se trouvent en très gros tas sur une planche, le haut tout simplement noué à la culotte. Les tailles sont 'petit', 'moyen' ou 'grand'.
Malgré le fait qu'il y a des Brésiliens très blancs (mais principalement dans le sud du Brésil), et que moi j'ai pratiquement la peau mate à la force d'être au soleil, un des vendeurs voit que je ne suis pas Brésilienne, sans que j'aie dit un mot. Il faut savoir que pour un Européen les vendeurs et vendeuses brésiliennes ont un rapproche des clients tout à fait particulier. C'est de la drague pur et simple, et pour eux c'est normal. On t'appelle mon amour, on te touche, une vendeuse peut le faire à un homme même s'il est accompagné par sa femme.
Moi j'aime beaucoup ça et je me laisse donc tranquillement draguer par ce vendeur qui en même temps fait de son mieux de me trouver un bikini qui me plaît. Ce que j'aime des bikinis brésiliens est la culotte: elle est étroite derrière, sans pour autant être un string, mais bien plus étroite que celle des bikinis français. Inutile de dire que ça mettra en valeur un joli cul. Le choix sera difficile, autant de plus qu'en même temps je plonge mon regard dans les yeux bruns de mon interlocuteur, je balade mes yeux sur ses bras musclés, sa peau bronzée, j'imagine comment sera le reste de son corps, serait-il tatoué .... enfin, pour cinq reais j'achète un joli petit modèle à fleurs vert pomme avec un soupçon d'orange.
Je vais aller voir ma copine qui, peu soucieuse de la continuation de son stand--ben oui, elle est Brésilienne--m'amène chez elle. Car elle a aménagé dans une nouvelle maison avec sa fille et son nouveau compagnon, et elle a envie de me montrer son habitation. Elle a une superbe maison dans un beau quartier, rien à voir avec la petite maison où je loge dans la rua Pentecoste, quartier populaire, où on est au moins huit plus un chien pour trois chambres et une salle à manger. Je dis "au moins huit", car les familles brésiliennes sont très accueillantes, et on peut toujours venir loger chez eux, même à l'improviste. Ma copine a une superbe maison moderne et la déco n'est que design. Une chose qui m'est restée en mémoire, est que dans un coin du salon il n'y a pas de plafond et on voit le ciel: clin d'oeil de l'architecte. A ma remarque elle rigole: il ne pleut jamais à Fortaleza.
Quand je rentre il fait nuit. Si proche de l'équateur il y a un très
bref crépuscule de quelques minutes et il fait nuit à six heures du
soir pile, toujours. Je le sais mais à chaque fois ça me surprend. Je rentre à pied et je traverse un quartier où il
y a des petits magasins typiques: ils y vendent des haricots qu'on
prend avec une pelle dans des gros sacs, du tabac noir à mâcher au
rouleau, des hamacs. Le quartier est silencieux et vide, et il y a un
léger odeur d'ordures.
Comme prévu toute la famille de senhora Jovina est devant la télé, aussi bien Yuri qui accessoirement fait ses devoirs pour demain. Idalina me rechauffe le feijao com arroz que je mange depuis des semaines. Je me sers un soda à base de guarana (pas un vrai guarana, sinon je ne dormirai plus de la nuit!) Vers vingt-trois heures chacun accroche son hamac dans les coins d'une pièce pour dormir. Et trente minutes plus tard il y a un très jeune et beau cousin de la famille, qui se glisse entre l'air frais du ventilateur et ma peau chaude.
Quand, des semaines plus tard, je repars pour l'aeroport, dans une voiture qui n'a plus de suspension arrière et l'essieu fendu, avec je ne sais combien de membres de la famille à l'intérieur, senhora Jovina me donne sa bague. Une bague simple en argent, Jésus sur la croix, pour moi une pièce unique.
Tant de souvenirs qui me restent en mémoire quand, aujourd'hui, je
remets mon petit bikini brésilien vert pomme, un des nombreux bikinis
que j'ai emporté de là-bas.
09 juin 2009
Quand mes sentiments me dirigent...
Tes yeux ont tout fait chambouler
moi qui ne suis pas timide
je n'osais plus t'adresser la parole
même plus te regarder
J'ai bien vu ta belle guitare
et je n'osais pas te demander
de jouer quelque chose
pourtant....
L'euphorie et la timidité mélangé
par ta présence
je ne me reconnais plus
quand mes sentiments me dirigent
Le soir, en manque de toi
j'ai pleuré dans mon lit
par frustration aussi
tèllement de choses dans ma tête
et dans mon coeur
29 mai 2009
Blog au repos forcé...
J'ai une vieille maison.
Très vieille même, de 1866.
Qui dit vieille maison, dit travaux.
Travaux
d'entretien, mais ça on le voit aussi dans les nouvelles maisons, et en même temps, travaux d'amélioration. Et il y en a des travaux encore à
faire. Je ne vais pas vous faire toutes les photos: le billet va être
beaucoup trop lourd à se charger....
Pour les deux semaines qui viennent on va faire faire le sol. Il y a 80m2 de vieux carrelages et du beton à enlever, voyez vous-même le pêle-mêle de goûts différents qui s'est accumulé dans mon salon, cuisine et couloir, au fur et à mesure des années que la maison a subi les travaux des différents habitants, les traces de beton sont apparues quand on a enlevé des cloisons :
Alors on va tout supprimer pour y poser un joli carrelage nouveau. De très gros travaux. Et on doit aller habiter dans l'annexe à la maison, oui, là où j'avais auparavant mon tapis de course. Pauvre tapis, il a déménagé dans le garage...
Tout est relatif. Un sevrage de l'internet s'impose: je n'aurai pas d'accès à l'ordinateur pendant deux semaines. Mais ce n'est rien comparé aux deux semaines de poussière, deux semaines de cohabitation avec mari et enfants dans une seule petite pièce, que je dois d'ailleurs quitter quand mes petits dorment. Pour aller faire mon repassage dans la cour...
Mais... dans deux semaines j'aurai une toute belle maison, enfin, je parle que du sol. C'est que le debut de toute une série de travaux: à suivre !
26 mai 2009
To run or not to run....
Je ne vous ai rien dit.
Je n'ai rien dit à personne.
Je ne cours plus.
Enfin, presque plus.
Depuis ma dernière compet' en mars, ratée, je cours plus qu'une ou deux fois par semaine.
Et chaque weekend je me dis que je dois reprendre, oui que je dois reprendre cette semaine qui vient, allez, je me force.
Y a-t-il une raison, des raisons ? Je ne sais pas. Juste après la compétition ratée, j'étais fatiguée, sûrement en manque de fer et de magnésium. Car avant je prenais souvent des compléments en fer et en magnésium, cette année-ci je n'en ai pas pris du tout. Quand j'ai commencé à en reprendre, la forme est revenue. Mais l'envie de courir était en quelque sorte partie. J'ai recommencé à m'entraîner à peu près régulièrement. Et j'ai choppé une pneumonie. Et encore une semaine sans entraînement, et des douleurs aux poumons quand j'ai repris.
Et je suis fatiguée. Je suis fatiguée à cause du jardin. Car j'ai beaucoup, beaucoup travaillé dans le jardin. J'ai fait un gros coin potager, que j'ai bêché moi-même, toute seule comme une grande. Ça m'a pris trois jours, mais le résultat était là. J'ai planté cinquante-cinq plants de tomates et tomate cerises. J'ai planté des aubergines et des poivrons. J'ai semé radis, salades, choux, poireaux, radis noir, courgette, potiron. Je tonds la pelouse chaque semaine. Je déterre les mauvaises herbes d'entre mes fleurs. Je taille les buissons et arbustes. Enfin, le jardin m'a pompé toute mon énergie cette année.
Deuxièmement c'est l'envie qui me manque. Je n'ai plus envie de courir. Ce n'est pas le fait de me lever tôt le matin: presque tous les jours je me lève tôt, ne serait-ce pour préparer le petit déjeuner pour mon mari (si, si, ça existe encore!) Je n'ai tout simplement plus envie d'aller dans l'annexe pour courir sur le tapis. C'est peut-être le tapis. Car chaque samedi matin je cours encore dans la nature au bord de la rivière (photo). Ça j'aime bien, et je sors tôt pour ça. Mais voilà, après une heure de course je suis crevée: logique, je n'ai plus l'entraînement pour ça.
Il y a un dilemme. J'aime bien manger et beaucoup manger. Et j'aime bien boire et beaucoup boire. Et quand on mange et boit comme moi, à mon âge, on grossit. Pour l'instant je n'ai pas pris de poids, mais j'ai perdu du muscle, qui s'est transformé en graisse. Un tout petit peu de graisse, mais c'est que le début.
Alors, il faut que je recommence la course à pied. Et comme il faut. Quatre, cinq entraînements par semaine. Avec un vrai plan, et une compétition au bout pour me motiver.
Je dois reprendre, oui que je dois reprendre cette semaine qui vient, allez, je me force.
14 mai 2009
L'anniversaire
On fête l'anniversaire de ma fille. Ses quatre ans. J'ai invité des camarades de classe. Pas beaucoup, que trois en fait. Mais comme ils sont petits, les mamans viennent, et les frères et soeurs aussi. Dix-sept on sera, ça va vite les familles nombreuses...
J'ai fait des gâteaux, j'ai décoré la maison et la cour, il y a des tas de bonbons sur la table et des jus de fruits dans des jolis verres de toutes les couleurs. Soleil, fille en robe, maman jolie, les enfants arrivent. Ils mangent, ils jouent, il y a des grands, gentils avec les petites. Tout est parfait.
Une fille tombe, s'écorche le genou. C'est pas bien grave, je lui mets du pchitt, j'essuie et je m'apprette à coller un beau pansement. Quand sa maman me dit "il faudrait que je te dise, elle a une hépatite B, elle est vaccinée ta fille?"
Cette fille est la copine de ma fille. Ma fille qui n'est pas vaccinée. Elles jouent ensemble depuis six mois. Elles tombent ensemble, elles se font des bisous, parfois sur la bouche.
En général quand il m'arrive des choses je ne laisse rien voir sur mon visage ou dans mon comportement. C'est pas exprès, c'est mon caractère. Il faut que j'encaisse d'abord. Seule.
Mais le reste de l'après-midi je réfléchis. La fête a pris une autre tournure, mais que pour moi.
Moi non plus je ne suis pas vaccinée. Je ne l'ai jamais fait faire, car ce vaccin n'était pas au point au début de sa sortie, pouvait même donner des (pseudo-?)sclérose en plaques. Et deuxièmement, je ne considérais pas mes enfants et moi dans un groupe à risque. Je suis presque certaine de ne pas avoir touché le sang de la petite fille, mais à l'époque quand je travaillais avec l'hépatite C et le sida, je portais deux paires de gants l'un sur l'autre... là je l'ai soigné sans gants.
Et ma fille... par hasard j'ai un rendez-vous avec le pédiatre à la fin de la semaine. Il va falloir la faire vacciner tout de suite. Si ce n'est pas encore trop tard...
La fête est fini.
J'ai tout rangé, nettoyé.
Les enfants ont pris leurs douche, ont soupés et sont au lit.
Soirée seule.
Et je craque, d'angoisse.
C'est ce matin
C'est ce matin
que tu me manques terriblement
ce moment-là
quand j'ai tant besoin de te parler
et de t'entendre dire
quelque chose
quelque chose de banale, d'ordinaire
mais de reconfortant
comme tu t'y connais aussi peu que moi
C'est ce matin
que j'ai tant besoin de sentir tes bras
protecteurs
autour de moi
Pour un bref instant
je laisserais tomber cet air de "je maîtrise"
et peut-être ferais-je échapper une larme
que pour un bref instant
avec toi.
05 mai 2009
Mais qu'est-ce qu'il me prend là ?
Et me voilà, entre la chair tendre d'Angela Merkel et les fesses musclées de Cohen, euh correction, de son âne, me voilà en train de faire de la pub...
Et quand j'y pense que lui, Cohen, n'a jamais voulu publier ma photo en tenu légère, montée sur une planche à repasser (si, si, qu'est-ce qu'on ne faisait pas quand on était encore jeune) pour son concours de static surf.... Moi, même pas peur, je me lance dans les images douteuses sur mon blog, et, ne sait-on jamais, un bout de fesse va peut-être encore augmenter mes statistiques.




