Journal d'une batave en France

Entre mes déboires et mes rêves.

30 juin 2009

Les travaux: c'est FINI !

Les travaux sont terminés. Enfin, après trois semaines de galère, au lieu des deux prévues. On loge dans une petite annexe à notre maison, un peu à l'étroit, mais ça va pas trop mal. J'ai réussi à ranger ailleurs tout ce qu'y était stocké, j'ai chassé les araignées, j'ai posé du lino sur le sol en beton, c'est plus agréable pour mon garçon qui joue encore assez souvent par terre. J'ai acheté des tringles, j'ai cousu des rideaux pour les fenêtres et la porte vitrée qui n'a pas de volet. Car mes enfants vont y dormir la sieste. Et pendant ces siestes je me trouve dehors. Dans la cour, où je bouquine ou je fais mon repassage. Les premiers quatre jours il y a le marteau piqueur. C'est dur, très dur. Ça tape sur le système même. Et je vais jusq'au fond du jardin, où c'est un peu plus supportable. La deuxième semaine il pleut du matin au soir. J'ai froid dans la cour. Et, je ne vois pas comment, mon garçon dort tranquillement le matin. L'après-midi il a un peu plus de mal, car sa soeur dort dans la même pièce, et ils font plus les fous que dormir.

A la fin de la première semaine les galères commençent. Ils coulent une dalle, sur la partie la plus ancienne, où il y avait du sable sous les tommettes. Et un ragréage dans la partie plus récente. Mon mari mesure: le lave vaiselle risque de ne plus passer sous le plan de travail dans la cuisine. Et à d'autres endroits la dalle n'est pas vraiment plane. Le patron des travaux retorque "que c'est lui le professionnel" et je le vois le lundi d'après arriver avec une ponçeuse pour beton. Bien sûr cela n'arrange pas les choses, et ses jeunes ouvriers, même assez doués pour la pose, ne peuvent récuperer avec la colle, là où la dalle n'était pas plane. Un voisin qui a justement travaillé dans la planéité des sols, possede un laser et vient mésurer.

dsc03376Au milieu de la salle il y a une bosse qui engendre un dénivellé de 15mm. Ce qui nous a permis de négocier une belle ristourne. Mon mari propose de faire le revêtement des murs avec cet argent cet été. Mais moi, je dis NON ! Reposons-nous ! C'est bientôt les vacances. Très bientôt même.

Sinon, c'est un très beau carrelage. Et l'ensemble est très joli. Carrelage de qualité, pose en diagonale et en quinconce, à l'ancienne. Et la bosse ne se voit pas vraiment. Surtout maintenant qu'on a remis les meubles. Il va juste falloir nettoyer encore les restes du joint sur les carreaux. Mais on m'a dit que l'éponge grattante abîme les carrelages (souvenez-vous que je suis maniaque!). ("malheureuse, ne touche pas tes carrelages avec ça!") Alors je lave les carrelages souvent, très souvent. Car à la longue les traces devraient disparaître toutes seules. Et je suis bien contente, car c'est fini.

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18 juin 2009

Le concours du bikini

Aujourd'hui je participe à un concours. Un concours de Pierre-Jean, rien que pour les filles. Le règlement est , en gros il faut raconter une histoire de maillot de bain. Comme je n'ai aucune espoir de gagner et donc d'être publié chez soblacktie, je la publie sur mon blog, au moins je ne l'ai pas écrite pour rien.

centro1Août 2001. J'habite pour quelques mois à Fortaleza, au Brésil. Je viens de me disputer avec un copain qui, comme brésilien propre, me laisse immédiatement seule, et disparaît dans la foule du centre ville. Contrarié je fonce vers le marché couvert, où j'ai une copine qui tient un stand de vêtements. Je n'ai pas envie de rentrer tout de suite chez senhora Jovina, où j'habite. Car je connais leurs après-midis: ils sont tous assis en demi-cercle devant la télé qui envoit éternellement des séries brésiliennes. La télé est allumée à sept heures du matin, et éteint vers dix heures et demi, onze heures du soir.

Je traverse la route qui borde le marché sans trop regarder et je manque de me faire tuer par un des nombreux moto-taxis, qui s'arrête de justesse contre ma jambe. Derrière son casque le chauffeur me dit quelque chose que je n'entends pas, et il me contourne pour poursuivre sa route. Je tremble de partout.

Je traverse le marché. Il y a une partie non-couverte, où il y a aussi des tables sur lesquelles on peut jouer aux échecs. Et il y a la partie couverte. Fortaleza étant une ville d'industrie de textile, on y vend beaucoup de vêtements. Des vêtements d'été, bien entendu, Fortaleza se trouvant qu'à, je crois, 300km de l'équateur. Je dois dire que les vêtements ne coûtent pas cher du tout et que je suis partie au Brésil sans emporter beaucoup de chez moi: je porte des vêtements achetés sur le marché local. Car la mode d'été et de la plage est très développée à Fortaleza, et comme c'est très différent de ce qu'on peut trouver en Europe, j'aime beaucoup.

Avant d'aller voir ma copine je fais un tour sur le marché. J'achète un haut, dos nu, avec un superbe ananas très brillant devant. Un vêtement que je ne trouverai jamais en France. Et je passe devant un stand avec des maillots. Il y en a des centaines. La présentation du stand est en contradiction avec les très beaux bikinis en tissu de qualité, des modèles qu'on trouverait en Europe chez Princesse Tam Tam, Rip Curl ou Oxbow par exemple, pour cinquante, soixante euros. A Fortaleza ils sont à quelques reais, c'est à dire à un ou deux euros. Et la présentation, comment dire, il n'y en a pas. Les maillots se trouvent en très gros tas sur une planche, le haut tout simplement noué à la culotte. Les tailles sont 'petit', 'moyen' ou 'grand'.

Malgré le fait qu'il y a des Brésiliens très blancs (mais principalement dans le sud du Brésil), et que moi j'ai pratiquement la peau mate à la force d'être au soleil, un des vendeurs voit que je ne suis pas Brésilienne, sans que j'aie dit un mot. Il faut savoir que pour un Européen les vendeurs et vendeuses brésiliennes ont un rapproche des clients tout à fait particulier. C'est de la drague pur et simple, et pour eux c'est normal. On t'appelle mon amour, on te touche, une vendeuse peut le faire à un homme même s'il est accompagné par sa femme.

Moi j'aime beaucoup ça et je me laisse donc tranquillement draguer par ce vendeur qui en même temps fait de son mieux de me trouver un bikini qui me plaît. Ce que j'aime des bikinis brésiliens est la culotte: elle est étroite derrière, sans pour autant être un string, mais bien plus étroite que celle des bikinis français. Inutile de dire que ça mettra en valeur un joli cul. Le choix sera difficile, autant de plus qu'en même temps je plonge mon regard dans les yeux bruns de mon interlocuteur, je balade mes yeux sur ses bras musclés, sa peau bronzée, j'imagine comment sera le reste de son corps, serait-il tatoué ....   enfin, pour cinq reais j'achète un joli petit modèle à fleurs vert pomme avec un soupçon d'orange.

Je vais aller voir ma copine qui, peu soucieuse de la continuation de son stand--ben oui, elle est Brésilienne--m'amène chez elle. Car elle a aménagé dans une nouvelle maison avec sa fille et son nouveau compagnon, et elle a envie de me montrer son habitation. Elle a une superbe maison dans un beau quartier, rien à voir avec la petite maison où je loge dans la rua Pentecoste, quartier populaire, où on est au moins huit plus un chien pour trois chambres et une salle à manger. Je dis "au moins huit", car les familles brésiliennes sont très accueillantes, et on peut toujours venir loger chez eux, même à l'improviste. Ma copine a une superbe maison moderne et la déco n'est que design. Une chose qui m'est restée en mémoire, est que dans un coin du salon il n'y a pas de plafond et on voit le ciel: clin d'oeil de l'architecte. A ma remarque elle rigole: il ne pleut jamais à Fortaleza.

tabacQuand je rentre il fait nuit. Si proche de l'équateur il y a un très bref crépuscule de quelques minutes et il fait nuit à six heures du soir pile, toujours. Je le sais mais à chaque fois ça me surprend. Je rentre à pied et je traverse un quartier où il y a des petits magasins typiques: ils y vendent des haricots qu'on prend avec une pelle dans des gros sacs, du tabac noir à mâcher au rouleau, des hamacs. Le quartier est silencieux et vide, et il y a un léger odeur d'ordures.centro2

Comme prévu toute la famille de senhora Jovina est devant la télé, aussi bien Yuri qui accessoirement fait ses devoirs pour demain. Idalina me rechauffe le feijao com arroz que je mange depuis des semaines. Je me sers un soda à base de guarana (pas un vrai guarana, sinon je ne dormirai plus de la nuit!) Vers vingt-trois heures chacun accroche son hamac dans les coins d'une pièce pour dormir. Et trente minutes plus tard il y a un très jeune et beau cousin de la famille, qui se glisse entre l'air frais du ventilateur et ma peau chaude.

Quand, des semaines plus tard, je repars pour l'aeroport, dans une voiture qui n'a plus de suspension arrière et l'essieu fendu, avec je ne sais combien de membres de la famille à l'intérieur, senhora Jovina me donne sa bague. Une bague simple en argent, Jésus sur la croix, pour moi une pièce unique.

Tant de souvenirs qui me restent en mémoire quand, aujourd'hui, je remets mon petit bikini brésilien vert pomme, un des nombreux bikinis que j'ai emporté de là-bas.

Posté par cbatave à 18:15 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 juin 2009

Quand mes sentiments me dirigent...

Tes yeux ont tout fait chambouler
moi qui ne suis pas timide
je n'osais plus t'adresser la parole
même plus te regarder

J'ai bien vu ta belle guitare
et je n'osais pas te demander
de jouer quelque chose
pourtant....

L'euphorie et la timidité mélangé
par ta présence
je ne me reconnais plus
quand mes sentiments me dirigent

Le soir, en manque de toi
j'ai pleuré dans mon lit
par frustration aussi
tèllement de choses dans ma tête

et dans mon coeur

Posté par cbatave à 08:30 - Pour toi - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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