25 mars 2009
Quizz littéraire.
Mon ami Cohen
m'a passé une patate. Une belle patate bien chaude. (je n'aime pas le
mot tagger, d'abord parce que quand on parle français on parle
français, et aussi parce que "se passer la patate bien chaude" ça dit
tout, tout de suite). Alors il s'agit
de mettre des livres à nous (je suppose) dans six,
non sept catégories, la septième rajoutée par Cécile, je la garde.
Quand j'avais dix-sept ans j'achetais des chaussures à tout va, depuis une dizaine d'années ce sont les sous-vêtements et les livres. J'ai l'habitude de lire en néerlandais, en français et en anglais. Et normalement je lis deux ou trois livres simultanément, car j'en achète plus que je peux en lire. Par manque de temps, il y a donc tout le temps des livres neufs dans ma bibliothèque qui attendent. Ou bien je commence déjà dans un livre fraîchement acheté, pendant que je n'ai pas fini le précédent. Et suivant mon humeur du moment, et le temps que j'ai, je lis un livre ou un autre. Par rapport aux français, j'ai du retard à rattraper. Comme j'ai fait toute ma scolarité en Hollande, je n'ai pas eu tout l'enseignement littéraire français. Et en même temps pas beaucoup d'enseignement littéraire néerlandais non plus, les néerlandais étant plus concentrés sur les sciences et le sport... Ce retard, je ne le rattraperai jamais, je peux déjà faire de mon mieux de le reduire.
Alors, ma liste, elle est là:
Catégorie tout et n’importe quoi, m’enfin surtout n’importe quoi:
Bernlef - De pianoman: ce livre était le cadeau des libraires hollandais pour chaque client, pendant la semaine (hollandaise) du livre 2008... il est tout fin, et est basé sur le fait divers du gars qui a été trouvé sur une plage et ne parlait pas, mais savait jouer au piano. Ce livre donne l'impression d'avoir été écrit en trois heures devant la télé. L'histoire est nulle, avec comme d'habitude, pour les écrivains hollandais, une dose de sexe, pas du beau sexe un peu romantique, non, du mauvais sexe pas du tout à sa place, brute, sale, violent, bouquin à ne pas prêter à sa grand-mère.
Un deuxième dans la même catégorie:
Eric Fottorino - Nordeste: j'avais acheté ce livre à cause du titre, Nordeste étant la région du nord-est du Brésil. (Fottorino est de directeur du journal Le Monde). Le livre est un roman qui se passe effectivement dans le nord-est du Brésil, malheusement plein d'incohérences qui m'ont hérissées le poil plus qu'autre chose.
Catégorie des livres pas que pour les enfants:
Nouvelle grammaire du français: là je suis vache. Je sais. Et en plus je suis mal placée pour jeter la première pierre. Mais qu'est-ce que je vois d'énormes erreurs de français dans les mails et les blogs... Je le lis encore ce livre, chaque semaine un peu...
Catégorie grands classiques:
Jane Austen - Emma: c'est un grand classique. C'est tout. Livre très, très ennuyant, qui décrit la vie ennuyeuse d'une fille trop riche vivant en debut du 19ème siècle. J'ai dû le lire pour la licence d'Anglais--je n'ai jamais réussi à le finir. Sinon, à l'examen on m'a fait la remarque "très bonne connaissance du livre"...
Catégorie littérature contemporaine:
José Saramago - De stad der blinden (l'aveuglement): cadeau de mon père. Quand ma maman était encore en vie, elle m'achetait toujours quelques livres néerlandais quand on se voyait, mais des classiques, quant à mon père, lui il m'achète des livres à la mode. L'écrivain est un portugais, les néerlandais aiment beaucoup lire des livres d'écrivains d'autres nationalités. Je ne l'ai pas encore fini, et je commence avoir envie de le laisser--mauvais signe. Une étrange maladie se répand dans une grande ville, les gens deviennent aveugles. D'abord plusieurs centaines, qui sont mises en quarantaine dans un hôpital désaffecté. L'anarchie s'installe. L'écrivain fait une chose bizarre, il peut écrire les phrases en continu, c'est à dire, sans point à la ligne, il continue pendant toute une page...
catégorie apprendre en s'amusant:
Bill Watterson - Calvin and Hobbes: une série de bd's qui m'étaient
conseillé par une prof de grammaire anglaise. Je n'ai pas appris
beaucoup plus d'anglais, que ce que je connaissais déjà, mais qu'est-ce
que je me suis fendue la poire ! Petites bandes courtes d'un humour
bien anglo-saxon comme j'aime:
catégorie parfois je lis des trucs intelligents mais après j'ai mal à la tête:
Jean-Michel Lacroix - Histoire des Etats-Unis: très dur à lire plus de dix pages à la suite, sous peine de s'endormir profondément... J'adooore le côté mégalo de Lacroix avec une grande photo de lui-même sur le devant et si-si-si trois photos de lui-même derrière !!
Catégorie que je rajoute pour le fun:
pour moi ce sont les livres à histoires courtes que je lis dehors les soirs d'été dans mon hamac...
Anita Desai - Games at Twilight: j'adore les écrivains
indiens, j'ai lu ce livre en un trait, il n'est même pas abimé! Une
dizaine d'histoires courtes prises dans la vie courante indienne.
Et aussi:
Short Story Masterpieces - recueil de divers auteurs du debut du vingtième siècle, des classiques, comme Hemingway, D.H. Lawrence, James Joyce, H.L. Davis, F. Scott Fitzgerald, William Faulkner, W. Somerset Maugham, 'Saki', William Carlos Williams, etc. Bouquin tout abimé de plus de cinq cent pages que j'ai eu pour une dizaine de dollars... et qui traine toujours quelque part où je peux l'attraper quand j'ai un petit moment à moi.
Alors maintenant va falloir que je les passe, ces patates chaudes brûlantes. Première ce n'est pas difficile, ma commentatrice la plus fidèle de mon blog: Berthoise. Mon petit doigt me dit qu'elle en a lu, des livres, sûrement cent fois plus que moi. Deuxième c'est Sia, qui malheureusement en a du temps pour lire maintenant... (désolée). Troisième et quatrième ce sont les deux compères Waid et Monsieur aux Carnets Noirs, surtout par curiosité de voir ce qu'ils lisent... oui vous voyez, j'ai aussi des copains très excentriques !
23 mars 2009
Au secours!

Qui connaîtrait une solution
pour empêcher la douzaine de chats,
qui se sont invités tout seuls dans mon jardin
et qui forniquent à tout va, entre mes fleurs,
de me laisser dans, disons neuf semaines,
avec presque une trentaine de chatons
qui vont m'abimer tout sur leur passage... ?
Notez tout de même que je n'aime pas les armes à feu, ni aucune arme d'ailleurs,
que jeter des cailloux ne sera pas bon pour mes fenêtres,
et que je n'aime pas les chiens...
17 mars 2009
Où sont mes cheveux?
Mon bébé (qui n'en est plus un d'ailleurs), a des cheveux longs. En fait, quand il était tout petit je lui ai déjà rasé l'arrière du crane, car ses cheveux commençaient à être longs seulement derrière, dans la nuque, et comme à l'époque il ne pouvait que rester couché, les rejets de lait collaient vite dans ses cheveux. Mais après cette première coupe de cheveux, j'ai voulu lui laisser pousser les cheveux longs. Car j'avais des plans pour son image d'homme.
En fait j'avais en tête de lui faire pousser les cheveux longs. Longs comme Jean Sarkozy ou Gwendal Peizerat, vous voyez, une belle crinière avec deux ou trois mêches juste un peu plus blondes que sa couleur à lui. Mais bon, on n'en est pas encore là: je vous rappelle qu'il a seize mois et ses cheveux ne poussent pas comme je veux.
En fait, sur l'arrière de son crâne ils poussent bien. Et en haut sur la tête aussi. Mais sur les côtés ça ne veut pas pousser du tout. Devant il a une mèche qui lui tombe dans les yeux. En gros, ce n'est pas beau. Autant de plus que ses cheveux sont fins, très, très fins.
J'ai souvent entendu que les cheveux des bébés s'épaississent quand on les coupe ras. Et comme sa coiffure n'en est pas une aujourd'hui... ma décision est faite.
Ce matin on coupe les cheveux de mon garçon. Pour tout vous dire, j'ai commencé hier soir déjà. Hier soir avant la douche. Je pensais faire ça rapidement, un coup d'eau sur son petit corps pour tout rincer, et le tour est joué. Ma fille était venu regarder. Mais quand j'ai rapproché la tondeuse de la tête de mon garçon, il s'est mis à hurler. J'ai rasé que l'arrière de sa tête hier soir. Il hurlait tèllement que ma fille, en larmes elle aussi, m'a supplié d'arrêter. Alors j'ai craqué, et exeptionnellement, je les ai mis tous les deux devant le père castor... Et ce matin je lui ai mis un bonnet sur sa coiffure non-terminée, pour aller amener ma fille à l'école.
Et une fois qu'on est tous les deux, il va bien falloir finir ce qu'on a commencé. J'allume la tondeuse--oui, je ne fais pas les choses à moitié--et il se met tout de suite à pleurer. Ça ne prend qu'un quart d'heure. Il est tout rouge d'avoir pleuré autant. Et son petit corps couvert d'un duvet de ses petits cheveux fins. Plusieurs poignées de cheveux quand-même, je ne pensais pas qu'il en avait autant.
Je le lave et je le rince. C'est bizarre de le voir sans cheveux, enfin, il n'est pas vraiment chauve, je l'ai millimétré. Je le mets debout sur le bord du lavabo pour qu'il se regarde dans la glace. Il se regarde, il sourit, puis il attrape sa tête. Il doit s'y habituer aussi, il n'arrête pas à se frotter la tête avec ses petites mains. Où sont mes cheveux?
Ses cheveux semblent beaucoup plus clairs maintenant, plus blonds, courts comme ça. Et finalement je le trouve presque plus joli. Peut-être j'abandonne l'idée des mêches longues? Il a le temps encore de jouer le politicien.
05 mars 2009
Le silence.
J'aime le silence
le silence du samedi matin
le silence de l'eau contre les berges
le silence du brouillard dans l'air
le silence du pic vert
qui semble m'attendre
qui semble être là rien que pour moi
J'aime le silence
le silence des vacances
le silence de la montagne
le silence d'un soleil de plomb
le silence de mon vélo
le silence de mes chaussures sur le goudron brûlant
le silence de la solitude
là haut
Suis-je aujourd'hui
que dans une parenthèse de ma vie ?
Je me le demande
parfois
non souvent
mais quelque part dans moi
je sais qu'un jour
un jour j'y retournerai
retrouver le silence
le silence de la solitude
là haut.
02 mars 2009
...et comment rater sa course.
J'ai raté ma course. Bien raté on peut le dire. Un dix kilomètres en 43m16s--je suis bien déçue.
Mes temps au kilomètre :
3.51 - 4.04 - 4.25 - 4.12 - 4.13 - 4.29 - 4.40 - 4.19 - 4.41 - 4.17
Il y avait trois boucles à parcourir, alors comme un parcours à plusieurs boucles m'a plu le 28 décembre, j'étais contente avant de commencer. Je vois deux filles qui ont mon niveau, dont la fille "à ne pas lâcher d'une semelle". Et l'autre me dit qu'elle vient de faire troisième aux championnats de France de 1500 m, la veille... ça promet pour le niveau de la course.
Je regarde un peu le parcours, il y a une belle côte juste après la ligne de départ. Je m'échauffe, et pour une raison qui m'échappe je ne suis pas bien concentrée, pas bien dans ma course. J'hésite pour mes vêtements, quand on est arrivés il faisait 7°C, mais en m'échauffant il fait de plus en plus chaud. Cependant il y a un vent frais sur une partie du parcours. J'ai un débardeur sous mon t-shirt, finalement je décide de le garder, ainsi que mes gants. (après la course il fera 14°C!) Je fais encore quelques lignes droites, et je sens que je ne suis pas suffisamment concentré.
Et le départ sonne. Ma copine "à ne pas lâcher d'une semelle" part comme une balle. Je ne peux pas la suivre, je me brûlerais sinon. Je reste avec la deuxième, un peu derrière elle, ça ira. Quand je n'ai pas encore bouclé le premier kilomètre, il y a mon mari le long du parcours. Comme il a vu la première fille--et un peu plus tard j'apprends qu'il y a une autre avec elle--à au moins 500 mètres devant, il me dit, "bon, faut y aller maintenant!", comme si je traînais... Et moi, je ne sais pas encore à combien je vais courir le premier kilomètre, je lui fais confiance (il a de l'expérience, court lui-même sous les 30min au dix km), donc je me force, je dépasse la fille avec qui je suis, pour la devancer de 100 mètres environ.
Et bien, c'était une erreur: le premier kilomètre je le passe trop vite à 3m51s, complètement en anaerobie. J'ai besoin du deuxième kilomètre pour reprendre mon souffle, d'ailleurs ça déscend un peu. Mais pas de chance, dans le parcours il y a une partie en sous-bois... et ce n'est pas mon point fort. Cette partie je la rencontre lors du troisième kilomètre, et voilà la fille que j'ai dépassée me double, et me mets deux cents mètres dans la vue !
Par les spectateurs j'apprends aussi que je suis quatrième femme, alors il doit y avoir une autre femme avec la première, que je n'ai pas vue lors du départ. Le parcours est parsemé de côtes, et à cause des trois boucles, j'aurai trois fois la partie en sous-bois, qui me fait faire du sur-place, et me brûle les cuisses.
En résumé: compétition galère. Pourtant il faisait très beau, la course était bien organisé, chaque kilomètre était marqué... Mais pour une course qui était qualificatif pour les championnats de France 2009... il y avait un peu trop de côtes à mon goût.
Les temps des autres femmes: première à 39m59s, deuxième à 40m20s, troisième à 41m48s, puis moi.
J'étais bien déçue. Et j'ai réfléchi, avec mon entraîneur, aux raisons pourquoi j'ai raté cette course comme ça. Il peut y en avoir quelques unes. D'abord, c'est les côtes, et les parties en sous-bois. Je n'ai pas fait suffisamment de musculation pour ça. Deuxièmement, c'est mon poids. Après Noël j'avais perdu un peu, et je me trouvais un peu maigre. Alors j'ai tout fait pour gagner un peu de poids, et oui, j'ai pris deux kilo's. Normalement mon poids de forme est 48kg, poids de santé 52kg... là j'en pèse 53, c'est trop. Il va falloir en reperdre, ce qui ne va pas être très difficile compte tenu ce que je mange et bois tous les jours... au lieu de manger la moitié d'un flan, je prends une part normale, et l'omelette à quatre oeufs... et la bière et le cidre... Troisièmement, j'étais fatiguée toute la semaine déjà. Je ne sais pas pourquoi, mais j'étais fatiguée, et je n'ai pas fait assez de siestes pour me reposer. Finalement, j'ai eu trop chaud avec le débardeur, le t-shirt et les gants. En debut de course ça allait, mais ensuite il faisait de plus en plus chaud...
Enfin, il peut y avoir toutes sortes de raisons. Fin décembre je cours une belle performance, malgré d'avoir conduit 600km toute seule la veille. Va savoir à quoi l'échec est dû parfois!
Je vais continuer à m'entraîner bien sûr. Et il va falloir choisir
une autre compétition... mais pas un semi-marathon comme mon entraîneur
avait initialement prévu pour moi...







