Ce blog a été éliminé

Il y a encore un tas de rêves ... qui ont été déménagés !

25 février 2009

Déjà une nouvelle course!

Grande était ma surprise quand j'ai regardé mon programme d'entraînement pour cette semaine lundi: dimanche c'est déjà le premier mars, le jour de ma prochaine compétition! Encore un dix kilomètres pour cette fois-ci, ensuite je vais passer sur du plus long. Je vais essayer de tenir tête à ma nouvelle concurrente de mon "nouveau" département... pas de trop proche non plus, mais surtout pas trop loin. Et essayer de passer sous les 40 minutes, voire sous les 39, ce qui serait mieux.

Mes entraînements se passent bien. J'ai augmenté un peu mon kilométrage hebdomadaire. Je fais de nombreux 1min-1min et des 3min-3min. Mon pauvre tapis fait des nouveaux bruits sous l'effort des 17 km/h. Et il va falloir qu'un jour je calcule le nombre de kilomètres qu'ont mes chaussures, j'ai peur qu'il va falloir en acheter d'autres, ça fait déjà un an que je les ai... elles doivent avoir 3000 km au moins!

Ce matin j'ai bouclé ma dernière séance de seuil, encore deux petits footings et dimanche c'est le grand jour. Mon entraîneur vient vendredi déjà, ça fait toujours plaisir qu'il se déplace pour mes compétitions. Comme je ne connais pas les courses de mon département, je ne peux pas dire si c'est une grande compétition avec des vedettes. Donc, comme d'habitude, compte rendu lundi.

Posté par belle echappee à 16:26 - Comment j'entretiens mon cul musclé - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


23 février 2009

L'accent.

Je parle le français avec un accent. Vous vous en doutiez. Ou, plus probable, vous ne vous êtes pas posés la question. Car sur le blog je ne parle pas, et vous ne m'entendez pas. Sur le blog "on est tous égaux", mais non, non, non, je ne vais pas partir sur ce chemin de discussion-là.

Alors quand je parle le français, j'ai un accent. Ce qui est le plus ennuyeux, cet accent je ne l'entends pas. Quand je suis arrivée en France il y a quatorze ans, j'avais un accent bien plus prononcé. Et je n'entendais pas la différence entre ma façon de parler et les accents des vrais français. Je n'arrivais même pas à entendre les différents accents des régions de France, enfin, sauf Bernard Laporte bien-sûr. Tout ça se travaille. (si, si, Mlle Birkin!) Aujourd'hui j'entends la plupart des accents, sauf les accents légers. Mon propre accent est devenu moindre, ce qui reste, je n'arrive pas à le distinguer, alors je ne peux pas le corriger. Il paraît que je prononce chaque mot à part (presque) comme il faut, mais que c'est dans l'accent dans la phrase qu'il y a une différence.

Alors, pourquoi voudrais-je corriger mon accent? La reponse est simple pour moi, sûrement inconnu pour vous.

Un accent peut être charmant. Oui, ça marche souvent bien pour draguer: "vous avez un petit accent, d'où venez-vous?" c'est bien mieux qu'un "je t'ai déjà vu quelque part", phrase qu'on me sortait en Hollande. (notez aussi que le vouvoiement des français est aussi bien plus agréable que le tutoiement des hollandais!) Les clients de la société où je travaillais dans la région Lyonnaise, que j'avais seulement au téléphone, étaient souvent charmés, voulaient même me fixer des rendez-vous galants, sans m'avoir vu auparavant!

Voilà pour le côté positif de l'accent. Côté, bien entendu, non négligeable, surtout quand on sait que j'adore me faire draguer, car d'habitude c'est toujours moi qui drague...

Le côté négatif est le suivant. Comme je parle avec un accent, les gens pensent souvent que je suis bête et que je ne comprends pas ce qu'on me dit. Vous avez tous déjà eu cet expérience je parie. Un souci avec l'ordinateur et le gars au help-desk est en Inde, il parle le français, mais avec un bel accent... vous pensez déjà à racheter une autre machine plutôt que de rester des heures à essayer de se faire comprendre. Pire encore, vous arrivez aux urgences pédiatriques avec votre nourrisson qui est tout enflé et plein de boutons, le médecin qui est de garde a un gros accent roumain... c'est le cas dans ma ville.

Je dois vous avouer quelque chose. Aux premières phrases que j'ai échangées avec ce médecin, moi aussi je commençais à me douter de ses compétences. Seulement car il parle avec un accent. Comme j'ai eu un peu de pathologie lors de mes études, j'ai pu lui sortir quelques termes techniques, nous avons bien échangés et j'ai rapidement oublié un quelconque lien entre l'accent et les compétences du médecin. Mais pas tout le monde peut faire abstraction de ce préjugé, même après avoir échangé un peu avec la personne porteuse d'accent.

Quand j'habitais encore dans la région Lyonnaise, il y avait une fuite d'eau dans mon immeuble. L'eau ruisselait le long du mur dans un appartement au deuxième étage, pour déscendre via l'appartement du premier vers le hall d'entrée. Moi j'étais au cinquième, suffisamment haut pour ne pas être embêtée. La dame du deuxième étage l'était, et elle ne manquait pas une occasion de m'en parler, me soufflant son haleine fortement alcoolisée dans le visage. La fuite était dans le mur derrière les toilettes, où passaient les tuyaux d'arrivée d'eau. Ces tuyaux étaient accessibles par l'ouverture d'une trappe dans le mur de chaque appartement.

Un jour ladite dame est arrivée je ne sais comment sur mon palier et s'est invitée dans mon appartement, car elle voulait voir ma salle de bains puis mon cabinet de toilettes. Moi, je lui expliquais que l'eau venait sûrement d'une fuite d'un tuyau dans l'appartement du troisième, où vivait une personne qui ne voulait pas ouvrir les messieurs du syndic pour constater les dégâts. Mais elle insistait, voulait voir chez moi, bref, pour vite en finir je l'ai laissé rentrer, je montre tout, "au revoir madame".

Non, non, elle voulait que j'ouvre la trappe dans les toilettes, "vous savez il y a une trappe dans les toilettes, une  t r a p p e, vous savez c'est une planche dans le mur qui peut s'ouvrir, avec un bouton, vous connaissez peut-être pas, je vais vous montrer....."

Normalement j'essaie de ne pas être méchante avec les gens. J'essaie de les éviter, mais pas être méchante. Mais là, je n'ai pas pu me retenir. Et je lui dis: "je parle peut-être avec un accent, mais je crois que j'ai fait plus d'études que vous, pour savoir ce que c'est une trappe."

Et paf.

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16 février 2009

La peur.

Je n'ai pas rapidement peur.

J'ai pris je ne sais combien de fois le train de nuit à la gare du nord pour partir en Hollande, en dormant sur des sièges dans des compartiments sombres, où il y avait plus de gars louches que des gens comme vous et moi. Train qui s'arrêtait dans quelques gares bien glauques, où il y avait d'autres zombies qui rentraient.

Quand j'avais un peu plus de vingt ans, je partais toute seule en vacances (depuis la Hollande) avec une vieille voiture achetée à un copain pour 300 florins (env. 150 euros) qui perdait de l'huile, la pression dans un de ses pneus, et du pouvoir de sa batterie. Vacances dans les alpes, où j'ai fait des jours et des jours de vélo toute seule, sans jamais avoir eu peur.

Je suis allée au Brésil, je me suis promenée partout dans Rio de Janeiro, je me suis retrouvée dans les quartiers pauvres, j'ai pris un car qui allait de Rio à Fortaleza (50 heures de car pratiquement non-stop, une superbe aventure!), qui traversait des régions où on venait braquer le car (si, si, ils sont venus dans la nuit, et j'avais caché mes sous dans la poubelle, car par d'autres passagers je savais d'avance que ça risquait d'arriver!). Et je n'ai jamais eu peur.

Cet été, en revenant d'une promenade avec les enfants, le tableau de bord de ma voiture a commencé à fumer : j'ai réfléchi, analysé les risques, programmé comment sortir les deux enfants au plus vite de la voiture si ça prenait feu... je n'ai pas eu peur. Quand il y a des choses comme ça, je ne cède pas à la panique et je réfléchis beaucoup et vite. J'ai éteint la radio, la clim aussi, j'ai roulé encore une dizaine de kilomètres avant d'arriver à la maison, et, une fois les enfants au lit, j'ai ouvert le tableau de bord pour constater que c'était une petite feuille de papier, qui se trouve autour des condensateurs, qui avait pris feu.

J'ai cependant peur de deux choses: le feu, et de tomber avec la voiture dans l'eau.
Je ne suis jamais tombée avec la voiture dans l'eau, mais la peur est sûrement venu en lisant des romans sur le sujet, en voyant des films, ou en lisant des articles dans le journal. J'habite à deux pas d'une rivière, et, il y a deux mois, une femme y est tombée dedans avec sa voiture, et s'est noyée.
Pourtant je suis une bonne nageuse, et, en m'entraînant pour les triathlons j'ai beaucoup nagé dans des eaux noires et assez dangereuses, comme des carrières desaffectées. C'est peut-être la peur de rester coincé dans l'habitacle de la voiture et se noyer comme ça?

Le feu, je l'ai vécu de très pres. On logeait chez les beaux-parents quand mon mari me reveille au milieu de la nuit avec un "il y a le feu!" On entendait les tuiles s'exploser. Alors, sans trop réfléchir, je cours en bas pour traverser la grande maison et aller chercher ma fille qui dormait tout à fait de l'autre côté de la maison, à l'étage. Mon beau-père l'avait déjà sortie. Et moi je me suis retrouvé en petite culotte dehors, il gelait quelques degrées, pour constater que le feu était chez les voisins, certes à deux mètres, mais j'aurais eu le temps de m'habiller un peu... Surtout quand je vois la voiture passer avec mon mari et ma fille dedans: il ne s'est pas arrêté pour me prendre!

La première fois où j'ai vraiment eu peur, c'était il y a quelques jours. Habituellement je cours le matin tôt quand les enfants dorment encore. Ensuite je passe à la douche, je prends mon petit déjeuner et je reveille les enfants. Un matin quand je suis sous la douche, qui se trouve au rez-de-chaussée, j'entends des bruits. Des bruits forts, des boums, très inhabituels pour le quartier silencieux où j'habite. J'ouvre la cabine de douche, puis la porte de la salle de bains. Les bruits ne sont pas dans la rue, ils sont chez moi. A l'étage. Tout de suite je pense au feu. Je cours pleine de savon vers l'escalier, que je monte par deux, trois marches à la fois. En haut les chambres sont fermées, mais il y a une lueur sous la chambre de mon garçon qui ne peut pas sortir de son lit et ne sait pas allumer la lumière. Quand j'entre dans sa chambre, je ne sais pas qui a eu plus peur de nous tous. Il y a ma fille dans la chambre de son frère. C'est elle qui a allumé la lumière. Ils sont en train de sauter tous les deux, la source des bruits inconnus.

Je lui ai passé un bon savon, c'est le cas de le dire. J'ai tèllement eu peur que j'avais du mal à m'exprimer. Et j'ai mis un petit moment à retrouver mon gant de toilette, que j'avais jeté quelque part dans le salon...

Posté par belle echappee à 16:08 - Mes déboires - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 février 2009

Jeudi

Il y a du soleil
soleil par la fenêtre
soleil sur mon visage
jeudi matin
tu es passé

La semaine peut être grise
les jeudis il y a du soleil
tu me donnes envie de chanter, de rire
(avec parfois un petit noeud dans la gorge pourtant)
tu chasses les nuages
tu rends ma vie soleil

mon amant d'amour
merci

Posté par belle echappee à 11:30 - Pour toi - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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