28 mars 2008
L'histoire de la cave et les clefs...
J'ai une petite cave sous la maison. Une jolie petite cave voutée. Très bien pour le vin, le cidre, les bières. ( Aha, ne pensez pas que la marathonienne se prive d'alcool--le contraire est vrai ! ). Mais il y a aussi mes fruits et légumes du jardin et même des pots de peinture qui risquent de geler dans le garage.
La cave va sous la cuisine et une partie sous la maison. Elle a une porte d'accès dans la cour et un trou d'aeration sous le seuil de la porte d'entrée. Ce trou est un peu mal placé. Toute la poussière du paillasson peut facilement partir dedans. Je trouve même des feuilles dans la cave, emportées par le vent. Et de nombreuses fois je dois refuser à ma fille de lui prêter les clefs, pour qu'elle ouvre la porte toute seule comme une grande, par peur qu'elle les fasse tomber dedans.
Ce matin, ma fille et moi partent avec mon bébé dans le landeau, pour notre petite promenade matinale. On rentre vers midi et demi et on a tous bien faim. Et ce qui devrait se passer, se passa. Mon trousseau de clefs glisse de ma main, rebondit sur ma chaussure, et tombe dans le trou. J'entends les clefs atterrir entre les oignons. Et je me réalise tout de suite ce qui vient de m'arriver.
On ne peut plus rentrer dans la maison. Et le seul qui a un double des clefs c'est mon mari, et il rentre qu'à 20h30 le soir. Ma fille, malgré son jeune âge, comprend tout de suite, et prise de panique, se met à pleurer. Ce qui fait peur à mon bébé, qui s'y met aussi...
Avec tout ce bruit j'ai du mal à réfléchir. Quoi faire ? Je connais un peu la voisine; avec un peu de chance elle est là. Elle nous laissera peut-être patienter un peu chez elle. Je prends le landeau d'une main, ma fille dans l'autre et on se dirige vers le portail qui sépare la cour de la route. Et c'est là que je commence vraiment à transpirer...
Le portail est un portail électrique en métal qui pèse une tonne. Impossible de l'ouvrir sans une petite télécommande. Il y a un petit portillon, électrique aussi, qui s'ouvre avec... une clef. Aussi sur le trousseau, entre les oignons dans la cave. Les deux sont coiffées d'énormes pointes métalliques, justement pour garder les galapiats dehors. Il va falloir escalader ça. Je commence presque avoir un peu de respect pour le cambrioleur professionnel...
J'hésite. C'est très haut, plus de deux mètres. Et le reste de mon jardin est entièrement emmuré de murs en pierre aussi hauts, ce n'est pas une option non plus. Et, une fois de l'autre côté, comment j'attrape ma fille et mon bébé... Car le duo de pleurs déjà bien audibles dans tout le cartier, vont sûrement s'intensifier une fois la maman disparu de l'autre côté du portail !
J'hésite encore. Je regarde la maison. Il n'y a pas de fenêtre ouverte. Il fait froid--il va falloir y aller. Courageusement je me rapproche du portail hostile.
Soudainement je vois une porte. C'est en fait la porte d'entrée d'origine. Je ne l'utilise jamais, car elle ouvre tout de suite dans la salle de séjour. Mais on l'a ouverte lors du weekend du baptême. Alors avec un peu de chance...
Je l'essaie. Elle est ouverte. Personne n'a dû penser à la refermer à clef après les jours mouvementés de Pâques.
Alors je dis merci ! Merci à chacun qui est entré et sorti mille fois de ma salle de séjour, en m'hérissant le poil car on m'emmène de la poussière et du froid directement dans la salle...
{ et non, je ne suis pas du tout maniaque... }
26 mars 2008
ça y est !
Et voilà le travail !
Une paire de chaussures toutes neuves. {trouvées chez les spécialistes à Paris quand-même--qu'est ce qu'on ne fait pas pour la course à pied...}
Vous, non coureurs, vous allez vous dire: "mais qu'est-ce qu'ils ont ces coureurs de photographier leurs chaussures et de les balancer sur leur blog..."
Et en fait, je ne sais pas.
En plus j'ai eu la flemme d'aller
chercher mon appareil photo et de les photographier, alors c'est une
photo trouvée sur internet. C'est juste pour vous montrer qu'elles sont
d'une couleur impossible: franchement, où est-ce qu'ils ont été chercher
ce bleu...! Et comme je m'entraîne toujours encore sur le tapis (pour
30min de course ça ne vaut pas le coup de sortir) elles ne vont pas se
salir aussitôt...
Va falloir faire un peu de jardinage avec peut-être...
20 mars 2008
Le baptême
Dimanche je fais baptiser mon bébé. A Pâques.
Alors je prépare le livret de la messe.
Automatiquement je tape les prières dans l'ordinateur. (après 37 ans de messes je les connais...)
Puis je lis vraiment ce que j'écris.
Les mots sont là presque nouveaux.
C'est fou comme on peut scander des prières pendant tous ces années
et comme ça pas vraiment savoir ce qu'on dit...
Alors je lis que je rejette le péché.
Ah.
Enfin c'est pas nouveau pour moi quand-même.
Mais là, couché sur le papier, ça me fait réfléchir soudainement.
Rejeter. Comme je ne suis pas française je travaille énormément avec le dictionnaire.
Alors le dico dit, entre autres, "ne pas accepter, refuser, repousser".
Sauf que, dans la tradition judéo-chrétienne, beaucoup de choses sont des péchés...
Beaucoup de choses.
En résumé : c'est cuit pour moi.
C'est un diacre qui donne des cours pour la préparation au baptême
des tout-petits.
Bel homme d'ailleurs, superbe sourire, je l'ai revu deux fois depuis {ah mais nan--là je déconne !}
Alors ce diacre dit, qu'il faut mieux ne rien dire pendant la
messe,
que dire des choses qu'on n'approuve pas.
C'est là où mon souci commence. {car des péchés... bref, il y en a pour des jours de confession}
J'en discute avec quelqu'un. Quelqu'un qui s'y connait. {non non, pas ce beau diacre}
Il me dit que, quand on dit qu'on rejette le péché, c'est qu'on est
conscient que certaines choses sont des péchés. Et comme on est des
êtres humains, on fait des péchés tout au long de notre vie. Et ensuite
on confesse tout ça.
En fait, c'est la faute à Eve. {et ça c'est le diacre qui me l'a dit!}
Si je me tais dans l'église, tout le monde va s'en apercevoir.
La cathédrale pleine d'hypocrites. {eh oui, en plus c'est à la cathédrale...}
Alors je joue le jeu avec eux.
Mais toute la vie est un jeu, n'est-ce pas ?
{ ne le dites tout de même pas à mon bébé--jusqu'à l'age de sept ans il sera encore libre de péchés--c'est une clause particulière de la tradition judéo-chrétienne... Pas mal, non ? }
12 mars 2008
Carte postale #22
Il y a presque deux semaines mon ami MonsieurMonsieur a lancé un jeu sur son blog auquel je me suis inscrite. Il fallait écrire une petite nouvelle inspirée d'une carte postale qu'il a choisie. Voici l'histoire que j'ai imaginée toute seule comme une grande, mais qui a été gracieusement corrigée par l'expert dans la matière...
Auber adorait ces petites filles, deux jumelles de sept ans. Quand leurs parents, sa fille et son gendre, eurent des difficultés pour joindre les deux bouts après la naissance de leur troisième bébé, un garçon cette fois, il lui a paru bien évident alors de les héberger. Bien sûr c'était tout d'abord pour les aider, mais secrètement aussi un peu parce que la maison était devenu bien grande et silencieuse après la mort de sa femme Henriette, il y a 18 mois déjà. Sa fille venait régulièrement pour faire un peu de ménage et s'occuper de la lessive, mais elle n'avait pas beaucoup de temps, car elle faisait du ménage chez beaucoup de familles du village. Son mari étant encore étudiant en médécine, ne ramenait pas de salaire à la maison, alors ils étaient contents de pouvoir habiter dans une partie de la grande maison familiale, sans sortir de loyer à chaque fin de mois.
Et Auber à son tour était très heureux de cette nouvelle compagnie à la maison, et il passait chaque instant possible avec ces deux petites filles. Comme ça il les avait amenés, le deuxième vendredi du mois, au marché aux boeufs à Moncley. Et elles étaient ravies. Depuis le temps qu'il allait au marché, il y connaissait un bon nombre de personnes. Alors les filles avaient droit de tout faire: caresser les chèvres et les moutons, monter sur le dos d'un cheval et faire des calins aux lapins de la Marinette.
Le marché allait prendre fin, quand les jumelles découvrirent une petite cage avec trois chiots. C'était d'adorable petits chiots blancs, tachetés de brun et de noir. Leurs petites truffes s'abîmaient presque, tèllement ils s'appuyaient contre le grillage. Et bien sûr la vendeuse, une femme qu'Auber n'avait jamais vu sur ce marché, ouvrait la cage pour mieux montrer sa marchandise. Et c'est là que papy Auber craqua et acheta un chiot pour ses petites filles adorées.
Grande fut la frayeur de sa fille quand ils eurent franchi la porte d'entrée. Elle lui sortit une cinquantaine d'arguments pourquoi un chiot n'était pas le bienvenu dans leur maison. Et elle termina par l'ordre de le ramener tout de suite au marché. Ce qui fit pleurer les deux jumelles à chaudes larmes. Et finalement leur maman craqua aussi pour cet adorable petit chien à pattes quand-même très épaisses.
Au fil des années ce petit chien devint rapidement très imposant. Et pour partir en vacances, la famille ne pouvait l'amener avec eux. Et c'est comme ça qu'Auber proposa de le garder, le temps d'une semaine de vacances d'été.
Le chien était devenu grand et lourd et il mangeait beaucoup. Mais sa fille lui avait laissé un grand sac de croquettes dans le garage. Le matin du premier jour, Auber lisait tranquillement son journal sur son canapé, quand il aperçut le chien dans le jardin, où il avait une grande niche en bois. Avant qu'il ait eu le temps de se relever, le chien ouvrait déjà la porte avec ses grandes pattes, entrait dans la pièce et sautait sur ses genoux.
Il était extrèmement lourd. Auber, qui se rappelait seulement maintenant qu'il avait oublié de le nourrir, voulut se relever pour le faire, mais le chien grognait et montrait les dents. Ce qui était un adorable chiot il y a quelques années, était devenu un dangereux monstre, surtout quand il avait faim. Auber était coincé.
Ainsi, il passa six jours sur le canapé, avec seulement son premier petit déjeuner dans le ventre et un très gros chien sur les genoux, qui grognait à chaque tentative d'Auber de se lever. Son gendre dut l'abattre à coup de fusil, pendant que les jumelles et leur petit frère pleuraient dans la cuisine. Et Auber put enfin se jeter sur les douze petits plats que sa fille lui avait laissé dans le réfrigérateur.
La famille déménagea tantôt à Saint Etienne où le gendre
avait trouvé un poste à l'hôpital.
Sans chien et sans papy Auber.
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Une
bannière a été mise en circulation pour pouvoir lire les histoires de
tous les participants, cependant elle n'est jamais venue jusqu'à moi,
mais en cliquant sur chaque nom vous les trouverez quand-même:
Cartophile - Vagant - Anita - Melle Bille - Mimi Je Rêve - Massilimanga - STV - Still - Martin Lothar - La Mère Castor - Tiphaine&Armel - Sylvette - Enn' - Prax - Jacques
Ah et voilà la bannière aussi:
11 mars 2008
Demain c'est le grand jour
Ayé Ayé
Demain on participe au jeu du Cartophile
Venez nombreux lire les nouvelles
Inspirées de la carte postale #22
...
fallait que j'écrive quelque chose, n'importe quoi,
j'ai la tête comme une citrouille,
je viens de rechercher tous les liens de tout le monde
sur l'internet
car cette p..... de bannière
n'est toujours pas arrivée
et de toute façon
elle n'est pas complète
MonsieurMonsieur
victime de son succès
je ne t'en veux pas
(mais tu le sais déjà)
car pour m'aérer la tête
je vais encore bêcher
détruire de la pelouse même
pour mettre de jolies fleurs
qui vont me faire du bien dans deux mois.
10 mars 2008
Et je cours toujours...
La reprise de la course à pied se passe plutôt bien, sauf que j'ai toujours tendance à en faire de trop... Le quatrième jour j'avais déjà couru une heure entière, pour ensuite me faire gronder par mon entraîneur: c'était trop vite trop longtemps. Alors voilà, ça fait trois semaines que je cours sagement une demi-heure par jour avec deux jours de repos par semaine... et ça sur des chaussures qui doivent avoir au moins 5000 kilomètres ! (eh oui, avec environ 100km d'entraînement par semaine, tu peux négliger les kilomètres faites lors de quelques semi et un marathon, et je crois qu'elles ont plus d'un an de vécu...)
Alors il va falloir que je m'en achète une paire. Plus facile à dire qu'à faire. Avant j'habitais à Lyon, où il y a trois magasins spécialisés dans la course à pied. Maintenant j'habite dans une petite ville où il n'y a rien. Quand je dis rien, c'est vraiment rien: il y a un intersport qui est plus spécialisé dans la mode que dans le sport, alors tu y trouves que des chaussures de kéké. Mais si je ne change pas rapidement de chaussures je vais me blesser. Sur le tapis roulant ça va, mais sur la route je sens les petits cailloux à travers de la semelle fine. Et samedi je sentais le tendon d'achille tirailler... (bon, ça peut être un manque d'étirements aussi, voir même une légère déshydratation, car j'allaite toujours mon bébé...)
Et d'ici une semaine je peux augmenter l'entraînement de 10 minutes ! Oui, vous le comprenez bien, je fais aveuglement ce que dit mon entraîneur, car il est très bien documenté et il ne s'est jamais trompé sur mon pouvoir d'encaisser les entraînements durs! Et, grace à lui j'ai tèllement souffert lors des entraînements que j'ai fait mon marathon "les doigts dans le nez" comme aurait dit BièreBremier...
Et quand je dis tèllement souffert, ça veut dire que j'étais si crevée chaque jour que je dormais dans la voiture pendant ma pause de midi, et que chaque jour j'avais hâte d'être mercredi, jour de repos....
(Vous voyez maintenant pourquoi Laure Manaudou a abandonnée les entraînements de Philippe Lucas, si déjà à mon petit niveau c'est si dur....)
Mais on n'a rien sans rien, alors j'écoute sagement mon entraîneur et je profite des petits entraînements, car avec juste une demi-heure de course je ne suis pas du tout fatiguée ! (ce qui me laisse des forces de bêcher mon jardin, mais chut! ne dis rien à l'entraîneur en question...!)
06 mars 2008
La clinique
Je me souviens... Noël 2007
Comme mon bébé est trop petit encore pour faire le voyage, pas de fêtes aux Pays-Bas
Alors on va chez les beaux-parents
(oui, j'entends vos réactions jusqu'ici)
ma fille est contente: ça compte aussi.
J'arrive à esquiver les attaques de la belle-mère et les querelles de famille.
Et j'ai encore une carte dans mon jeu:
mon bébé a une légère dysplasie des hanches
et voilà que j'ai pris un rendez-vous chez un spécialiste dans la banlieue de Paris
pour le lendemain de Noël.
{"Comme
c'est dommage - je peux vraiment pas faire autrement - c'est très
spécifique vous savez - des spécialistes des hanches pour nourisson ça
court pas les rues - encore heureux qu'il m'a trouvé un trou dans son
planning - .... "}
Mon beau-frère a d'ailleurs eu la même idée et il a fait encore plus fort:
il part le jour de Noël à Lyon pour y amener sa voiture au garage...
Alors le lendemain de Noël, me voilà en route pour Melun.
Je n'aime pas beaucoup ces réunions de famille bruyantes.
Alors ça fait du bien d'être partie sur la route toute seule,
avec juste un peu de musique à la radio
(pas trop fort--risque de hurlements sur la banquette arrière...)
La clinique est superbe.
Vraiment superbe.
Elle a l'allure d'une clinique suisse, tu vois, de ces cliniques qu'on voit en général seulement à la télé,
où tu peux te refaire faire les seins pour dix mille euros
tout en étant comme à l'hôtel.
Ah, je m'y vois déjà, c'est con que ce n'est pas pour mes hanches à moi (...).
{Et c'est drôle, je ne pense pas du tout au chèque que je vais y laisser en partant.}
J'attends dans la salle d'attente.
Sur un beau canapé en cuir, bien sûr.
Les secrétaires sont belles comme des top modèles
et leur banque est faite dans un magnifique bois de racine.
En fait je m'y attends qu'on m'amène le café, mais non.
J'ai rendez-vous à une heure et demie.
Mais, à l'heure dite, personne ne m'appelle.
C'est seulement vers deux heures que les chirurgiens reviennent tous de leur déjeuner, on me dit.
Mais le canapé est confortable, je suis bien, je savoure, je rêve,
et, je ne le sais pas encore, l'attente en vaut le coup.
A deux heures dix ils arrivent, les chirurgiens.
Et voilà, eux aussi, dignes d'une clinique suisse. {j'suis plus du tout à Melun là}
Ils sont, sans exception, grands, beaux, et surtout très bien habillés...
(putain, je me redis que c'est con que je ne suis pas là pour mes hanches à moi...)
Un de ces beaux hommes m'appelle par mon nom.
Je me lève et je le suis dans le couloir. {j'suis prète à laisser le bébé dans la salle d'attente}
Arrivé à son bureau il me fait passer devant -- ces hommes-là ont de la classe, naturellement.
A l'intérieur encore des fauteuils en cuir, un somptueux bureau en bois, des plantes vertes, des petits statues,
et surtout une belle table d'auscultation en cuir.
Une fois installés sur les fauteuils je le regarde plus attentivement.
Il est grand, il a des grandes mèches blondes et des yeux bleus.
Il porte un beau costume gris anthracite, bien taillé, et une chemise bleu clair.
Un instant on se regarde droit dans les yeux,
puis il prend les radiographies de mon bébé.
Il me demande de le déshabiller, et
avant de me demander si mon bébé va faire pipi sur la table en cuir
je me dis
que j'ai bien fait de mettre ce pantalon taille basse
qui met bien mes hanches en valeur {et mes fesses}
c'est un docteur des hanches après tout.
Il manipule les jambes fines de mon bébé comme si c'était de l'élastique
et moi je lui fais une confiance aveugle,
{des beaux chirurgiens dans une clinique pareille peuvent être que compétent...}
en me penchant un peu plus sur la table d'auscultation.
Il me dit que la dysplasie est presque partie
et qu'il va juste falloir lui faire des étirements des jambes.
Il me montre comment faire et me demande de le faire moi-même.
J'appuie mes deux mains sur les cuisses toutes maigres de mon nourisson qui est né avec le corps chétif d'un marathonien.
Tout d'un coup il pose ses mains sur les miennes
sa peau est douce
ses mains sont chaudes
on reste un instant comme ça
sans bouger
ses beaux yeux bleus dans les miens.
Le soleil brille sur mon visage quand je sors de la clinique.
Un jour de Noël dont je me souviendrai.
Et oui, j'ai laissé un très gros chèque sur la superbe banque en bois de racine.
