01 janvier 2008
Petit lexique
J'ai pensé qu'il serait bien d'écrire un petit explication sur les termes techniques de la course à pied que j'utilise dans mon blog. Mais ça alors sans entrer dans les détails du métabolisme du corps humain.
En gros un entraînement course à pied doit comprendre des footings relativement lents (endurance) et des séances de vitesse. Les footings et les séances sont adaptés au type de compétition qu'on veut faire: plus que la compétition est grande, plus long doivent être les footings et de même pour les séances de vitesse.
Il y a deux sortes de séances de vitesse différentes, et il ne faut en négliger aucune. D'abord, il y a la séance du type 30-30 ou 1 min-1 min, c'est à dire qu'il faut courir trente secondes (une minute) "très vite" (disons à 95% de son pouvoir) et trente secondes (une minute) lentement, et ça pendant 10 ou 20 minutes (ou plus!). La vitesse à laquelle on court les parties rapide du 30-30 s'appelle VMA, vitesse maximale aérobie, c'est la vitesse de course maximale qu'un coureur peut soutenir en condition aérobie, c'est à dire avec de l'oxygène qui alimente "normalement" les muscles. L'objectif sera, pour la compétition, d'utiliser le plus grand pourcentage de sa VMA. (Elle est déterminée en laboratoire lors du test d'effort ou par des tests sur le terrain.)
La deuxième séance c'est la séance que je vais appeler tout au long de mon blog, la séance au seuil (=seuil anaérobie). Elle consiste à courir un certain temps à une vitesse relativement élevée, c'est à dire à 90% de la vitesse VMA. Cette vitesse est donc moins élevée que la vitesse des 30-30, mais il faut la tenir plus longtemps. Cette séance se fait souvent en morceaux, par exemple en pyramide: 3min-5min-7min-2min en vitesse au seuil, avec entre chaque partie rapide 2min de récupération lente. Ou bien en cinq fois 4min vitesse seuil et 2min de récupération lente entre-mi.
L'entraînement au seuil anaérobie va permettre une meilleure utilisation de l'oxygène et de solliciter plus tardivement du système anaérobie. On reculera le moment où se produit une accumulation de déchets dans le sang qui limiteront la vitesse du coureur. Courir au seuil conduit à l'amélioration conjugée de l'endurance et de la consommation maximale d'oxygène.
D'après des études ce seuil se situe autour de 90% de la VMA ou également de l'allure soutenue d'un semi-marathon.
Commentaires
Je découvre que tu cours aussi :-) Si on parle course à pieds tu n'est même pas obligée de m'expliquer les termes techniques :-) ça fait plus de 20 ans que je cours aussi ! Et si j'ai approché des 1h20 sur semi, je ne suis jamais passé sous les 3h45' sur marathon... Alors j'apprécie d'autant plus tes performances. Pour l'instant tout est en stand-by, j'ai beaucoup de travail...
Je ne me suis pas attardé beaucoup sur ton blog, je reviendrai, mais ça a donné quoi ton 10 km de reprise ?
Raphaël > alors, un premier 10km à 42'02"... le deuxième plein de côtes en 40'52", puis une corrida de 7km140 en 28'20". La forme revient, prochaine course pour le 1er mars (10km encore). Ensuite il va falloir passer au semi... donc me lever encore plus tôt pour faire mes kilomètres hebdomadaires! (tu vois, le travail ne m'empêche pas de courir, cependant moi, je fais des siestes de récupération ! ;-) ) Bien, tes temps sur semi et marathon, reprends l'entraînement, ça vaut le coup.
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